(Repost) Burn-out : un salarié sur deux serait épuisé !

Chaque année, Malakoff Médéric Humanis publie un Baromètre Santé et Qualité de vie au Travail. L’édition 2019 de cette enquête nationale met en avant les difficultés ressenties par les salariés et, en particulier leur épuisement pour la moitié d’entre eux. Des chiffres capables d’expliquer l’évolution alarmante des cas de burn-out.

Une enquête nationale sur les Français et leur vie au travail

Plus d’un Français sur trois déclare avoir déjà fait un burn-out au cours de sa carrière. Tous les ans, Malakoff Médéric Humanis mène une enquête nationale pour dégager quelques grandes tendances de la santé au travail, comme :

  • Les conditions de travail ;
  • Les pratiques managériales ;
  • Les pratiques de conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

L’édition 2019 de cette enquête vient d’être publiée. Elle révèle que 73 % des salariés se déclarent satisfaits de leur qualité de vie au travail. Une évolution positive, puisque 77 % des salariés trouvent que leur travail a un sens, 56 % estiment que leur entreprise veille à leur bien-être et 81 % considèrent que l’entente est bonne au sein de leur entreprise.

Un rythme de travail qui s’accélère et provoque l’épuisement

Parallèlement, les conditions de travail n’apparaissent pas toujours optimales. Près de la moitié des salariés déclarent une accélération de leur rythme de travail et plus d’un tiers éprouvent des difficultés à concilier vie personnelle et vie professionnelle.

Pour les salariés, les entreprises prennent pourtant de plus en plus conscience que la qualité de vie au travail est un enjeu essentiel de bien-être pour les salariés, mais aussi d’optimisation des activités de l’entreprise. Elles s’efforcent ainsi d’améliorer les conditions de travail et de mieux valoriser les compétences professionnelles de l’ensemble des salariés.

Pour autant, les salariés ont encore de grandes attentes par rapport à leur emploi :

  • Seulement un quart d’entre eux déclarent pouvoir prendre des décisions en autonomie ;
  • 42 % réclament plus de perspectives d’évolution dans leur carrière et une meilleure reconnaissance de leur travail.

L’entreprise et le salarié unis face au burn-out

L’accélération des rythmes de travail est à l’origine d’une hausse de la pénibilité physique et de la pression psychologique. Deux paramètres essentiels dans le développement du burn-out, et qui ne cessent d’évoluer depuis quelques années.

Plus de la moitié des salariés déclarent être fatigués physiquement, en raison d’une station debout prolongée, des gestes répétitifs, du port de charges lourdes ou d’une posture pénible. 70 % des salariés considèrent que leur travail provoque une fatigue nerveuse.

Et les salariés deviennent de plus en plus des acteurs de la santé et de la qualité de vie au travail. La moitié d’entre eux pratiquent un sport pour mieux gérer le stress lié au travail et environ 20 % envisagent de recourir à la méditation, à la sophrologie ou au yoga après avoir vécu le stress au travail.

Pour prévenir le burn-out, l’amélioration de la qualité de vie au travail est capitale et implique une démarche active, de la part de l’entreprise, comme du salarié !

Article tiré de Santé sur le Net

Ecrit par Estelle. B le 23/10/2019